All Saints #3 : Zéro Communication en France?

En dépit des rachats d’All Saints dont le dernier datant de Mai 2011 par Goode Partners et Lion Capital (l’actionnaire d’American Apparel), la marque a toujours conservé son idée de départ : ne presque pas communiquer.

All Saints est une marque qui existe depuis 2007, elle ne fait pas de publicité et ne communique presque pas. En France, on lui prête seulement une collaboration avec le magazine GQ avec lequel ils font plusieurs éditions papier, mis à part cela il n’y a pas d’autres média à travers lesquels la marque communique.  All Saints est encore peu connu en France.

Cependant de l’autre côté de la Manche, la différence se fait ressentir. Avec un Facebook et un Twitter alimenté plusieurs fois par jour, la marque communique massivement sur la toile et à travers les événements hebdomadaires tels que les « Basement Sessions » ou bien les collections « Not For Sale ».

La collection « Not For Sale » est un partenariat avec le groupe international de lutte contre la traite d’humains. La collection capsule de T-shirts a pour but la prévention du travail humain en mettant un terme à la traite d’êtres humains. Ce genre de partenariat est toujours positif pour l’image de la marque.

Puis il y a les « Basement Sessions », ce sont des sessions hebdomadaires où sont enregistrés  en avant-première des lives,  des interviews et des podcasts dans leur studio situé à Londres. Au programme : des nouveaux artistes, des pionniers de l’industrie performants en live et tiré à quatre épingles en total look All Saints.

C’est un très bon concept et une bonne stratégie de communication  car les artistes ont une forte influence, les vidéos seront exclusives ce qui mettra en avant le côté unique de la marque et la distinguera des autres. Le choix des artistes est trié sur le volet et permet de rester fidèle à l’esprit de la marque en faisant appel à des artistes  « underground ». L’ingéniosité reste dans le choix d’habiller les artistes, cela marque les esprits  et permet d’associer la marque avec ces artistes  plus ou moins influents ou en devenir.

All Saints c’est l’image d’une marque aux inspirations rock, vintage et toute l’histoire qu’elle construit autour d’elle grâce à sa forte identité visuelle. Elle réussit néanmoins à rester moderne et branché notamment grâce à l’image véhiculée par les Basement Sessions incarné par des artistes à la mode.

All Saints #2 : L’identité visuelle d’All Saints

L’identité visuelle de la marque est dotée de plusieurs codes et concepts qui la rendent singulière et la démarque des autres.

J’ai rencontré Aurélie P. la directrice de l’unique boutique en France et Julian, floor manager qui m’ont parlés un peu plus en détails de la marque.

C’est en novembre 2008 que le premier magasin All Saints voit le jour en France. La marque anglaise fait un choix stratégique en ouvrant sa boutique dans la rue Etienne Marcel où d’autres marques visant un public branché sont déjà implantés.

Des centaines de machines à coudre vintage sont assemblées formant un « mur géant » de manière à recouvrir toutes les vitrines des magasins All Saints. Les magasins sont tous décoré avec des outils d’usines anciens détournés en portant ou en table pour y disposer les vêtements. Certains magasins y ajoutent en décoration des crânes de béliers, le célèbre « Ramskull », logo de la marque.

All Saints à SoHo

C’est une véritable ambiance qui est crée dans le magasin, les murs, le sol, les sièges sont vieilli, la lumière est sombre et la musique accompagne l’ambiance du magasin. L’atmosphère est travaillée dans les moindres détails, le passage en caisse est effectué sur une table en bois vieilli et même les sacs y ont un aspect vintage.

Puis il y a l’importance des vendeurs, ce sont les véritables mannequins de la boutique et leurs looks sont très travaillés. Ils permettent de mettre en avant et en mouvement les pièces souvent déstructuré et asymétrique de la marque. Habillés de la tête aux pieds en passant par les accessoires ils incarnent et véhiculent l’image et l’esprit d’All Saints à travers leurs looks qui vont bien au delà d’un uniforme basique.

Crédit : Candy Rosie, The Shophound

Merci à Aurélie et Julian

All Saints Spitafields #1

ALL SAINTS est  une chaîne  de prêt à porter britannique qui vend des vêtements pour hommes, femmes, enfants, des accessoires et du mobilier de maison.

Le nom « ALL SAINTS » fait référence à la fois à l’icône des années 1960 Simon Templar » aussi connu sous le pseudo « Le Saint » mais également à la rue « All Saints Road » situé à Notting Hill, une ville connue pour ses associations tant musicales qu’artistiques en particulier avec le groupe « The Clash », un groupe punk emblématique des années 1970 en Grande-Bretagne.

La marque est née en 1994, à l’origine elle créait  des vêtements pour hommes destiné à être vendu dans un marché au style assez avant-gardiste.

La première boutique ouvre le 1er novembre 1997 soit le « jour des Saints » à Foubert’s Place dans le centre de Londres.

All Saints est une marque intéressante à étudier car elle a une identité visuelle forte, avec de nombreux signes et valeurs. La chaîne britannique possède plus de 70 magasins dans le monde entier et elle détient une stratégie de communication qui suscite l’intérêt. Elle est en accord avec son temps et est présente sur internet et les réseaux sociaux mais reste en même temps très discrète.

Enquête sur une marque britannique avec pour emblème le fameux Ramskull, le crâne de bélier.

Esprit #3 : La campagne « Make Your Wish » et « We Are the 99 percent » ?

La campagne d’Esprit qui montre des individus tenant des pancartes avec un message n’est pas sans rappeler le slogan « We are the 99 percent » (« Nous sommes les 99%) du mouvement « Occupy Wall Street », un mouvement qui a débuté en septembre à New York et dans plusieurs villes américaines.

« We are the 99 percent » c’est surtout le nom d’un blog photo où les oubliés de la croissance racontent leurs vie sur une feuille  et publient  leur photo sur le blog.

Bien sûr la version Esprit est édulcoré, les gens sont beaux et heureux, ils ont des vœux altruistes, un peu naïfs, très généraux et sont tous écrit de manière très lisible. C’est très éloigné du  « We are the 99 percent » avec l’écriture personnelle de la personne et  les longues phrases résumant la situation et la détresse de chacun.

Copie ou non, la stratégie de cette campagne est de faire une pierre deux coups en masquant ces vœux parfois utopiques de faire jouer la magie de noël et des fêtes de fin d’années avec tous les vœux ( ou faux vœux) de ces personnes, sans oublier bien évidement  le but principal : vendre les vêtements de la marque.

Crédit : Esprit, We are the 99 percent

Esprit #2 : La campagne « Make Your Wish » et les vidéos Cityguide

Yvan Rodic a pendant 6 semaines parcouru six villes différentes : Berlin, Shanghai, Sydney, Los Angeles, New York et Londres à la recherche de modèles pour promouvoir cette campagne Make Your Wish où chacun présente le vœu qu’il souhaite pour Noël.

Les vidéos sous forme de vidéos reportage/backstage permettent de découvrir les coulisses, l’envers du décor et de connaître ce qui se cache derrière ces clichés et ces portraits d’inconnus.

Ils permettent de créer une proximité, un lien affectif avec le spectateur qui se reconnaîtra sûrement dans l’un des portraits et finira sûrement par adhérer au concept et le poussera lui aussi à participer à l’aventure « Make Your Wish« .

L’aventure Make Your Wish c’est la possibilité d’avoir son vœu réalisé grâce à Esprit.  La marque promet de réaliser 5 vœux et le principe est très simple : poster son portrait accompagné du vœu que l’on souhaite pour noël sur leur site internet.

Du 14 au 31 décembre les participants pourront partager leurs souhaits avec leurs amis et ainsi faire connaître ce « concours » aux autres. Une sorte de marketing viral ou chacun participera à la promotion d’Esprit et accroîtra sa visibilité.

La vidéo du Cityguide à Londres

Esprit #1 : La nouvelle campagne d’Esprit « Make your Wish »

La marque Esprit crée en 1968 en Californie a choisi de collaborer avec le photographe Yvan Rodic pour shooter sa dernière campagne intitulée « Make Your Wish ».

Yvan Rodic est un photographe suisse  très connu pour ses photos streetstyles qu’il réalise et partage à travers son blog  Facehunter. Son blog est mondialement connu dans le monde de la mode grâce à ses clichés de personnes aux looks toujours créatifs et stylés.

Le photographe a ainsi parcouru pendant six semaines six villes différentes afin prendre en photos des personnes « lambda » tenant une pancarte avec marqué un vœu pour la fin de l’année. La campagne publicitaire officielle présente le même concept de pancarte avec le souhait d’une personne, il sera cependant réalisé en studio et par des mannequins professionnels. Ils n’y aura donc plus ce côté « naturel » et prit sur le vif avec des inconnus.

Les collaborations sont très importantes chez les marques, elles permettent de redorer l’image de celle-çi, changer l’identité et la vision que les personnes ont de celle-çi et surtout d’ouvrir leurs marchés vers de un plus grand nombre de  consommateurs.

Yvan Rodic aka « The Facehunter » est un des photographes très en vogue, il détient une image cool, photographiant des personnes toujours stylés et cette collaboration permet de donner une image plus branché à Esprit. La marque californienne qui distribuait des collections assez classiques à ses prémices a changé de stratégie et se voit évoluer en visant un public plus jeune et plus tendance, on peut d’ailleurs le remarquer dans le choix des égéries Esprit : le top Gisèle Bundchen et la californienne  Erin Wasson.

Crédit : Esprit, Paperblog

Alice Dellal, prochaine égérie de Chanel?

Après Vanessa Paradis, Keira Knightley, Lily Allen et dernièrement Blake Lively, la prochaine égérie du 29 rue Cambon sera peut – être Alice Dellal.

A première vue, on voit mal l’univers de Chanel et de la grunge au crané rasé Alice Dellal incarner l’image gracieuse de Chanel. Cependant dans l’univers de la mode tout est possible et tout est bon pour créer un buzz ou un coup médiatique. Est-ce un coup de cœur de Mr Lagarfeld pour une autre fille au profil atypique ? Ou bien veux- il faire parler de lui ?

Une chose est sûre, le créateur ne choisira pas une fille banale et sa prochaine égérie aura bien été étudié au préalable avant d’être choisie. A suivre…